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6 Mai 2022

Les PME et ETI face à leur destin financier

Si la fin de l’année 2021 laissait peu à peu entrevoir un retour à la normale sur le plan économique, avec une activité dynamique pour les entreprises, poussées par un regain de la consommation, une accalmie pandémique et une stabilité mondiale, le début de l’année 2022 contraste largement.

De multiples facteurs assombrissent l’horizon économique des entreprises, alors que la majorité des PME et ETI françaises sont encore en train de se relever de la pandémie. Alors que leur structure financière a été affectée à court terme, les aides publiques massives ont bien colmaté cette fissure. Mais paradoxalement, ces rustines pourraient aggraver le mal de nombreuses entreprises et transformer les difficultés financières en un problème de long terme. Surtout que le « quoi qu’il en coute » ne va pas durer indéfiniment.

La résurgence du risque de défaut des PME et ETI

Pour la première fois depuis 2020, les entreprises voient leur situation de trésorerie se dégrader massivement selon le dernier rapport Rexecode/AFTE sur le sujet. Ceci est le résultat d’une combinaison de facteurs qui fait de cette année 2022 une année cruciale où la vigilance sera indispensable pour ne pas se faire dépasser. Le conflit en Ukraine influence très largement cette tendance. D’une part, coût de l’énergie est renforcé par le risque de pénurie de gaz russe a un impact direct sur les coûts fixes et les trésoreries des PME. D’autre part, la tension palpable sur le coût des matières premières avec la reprise très dynamique de l’économie mondiale est aggravée par ce conflit.

Ce double effet kiss cool a un impact direct sur les PME et ETI qui font face au début du remboursement des PGE. De nombreux dirigeants n’ont pas encore débuté le remboursement de leurs PGE mais sont déjà en alerte ‘Comment rembourser 25% de mon CA avec une explosion de mes coûts ?’ me demande-t-on très souvent.

Selon le dernier rapport Altares, le nombre d’entreprise en faillite retrouve des niveaux de près-Covid. La réalité revient au galop, après avoir connu pendant deux ans un niveau extrêmement bas de faillites alors que nous avons traversé la plus grande crise de ces dernières années. Avec 40 000 prévus à la fin de l’année, notamment dans les secteurs en tension constante comme le commerce de détail ou la restauration. Et cette croissance des faillites d’entreprises est à prévoir également pour 2023 selon le cabinet d’analyse Atradius, qui prédit « un retour à la normalité et des défauts additionnels des entreprises zombies ».

La notation de crédit comme outil indispensable face à l’imprévu financier

Face à cette incertitude, il est urgent pour chaque entreprise de faire un état des lieux de sa trésorerie à court terme mais aussi et surtout de ses échéances à moyen terme. La notation de crédit est une analyse qui intègre une dimension qualitative et qui détermine la capacité d’une entreprise à faire face à ses engagements financiers à 12 mois. Inbonis Rating est la première agence de notation agréée par l’Autorité Européenne des Marchés Financiers qui est spécialisée pour les PME et ETI. Le rapport explicatif de 10 pages qui accompagne la note est un élément déterminant pour piloter sa trésorerie et ses échéances à venir.

Il s’agit également d’un marqueur de confiance pour les partenaires financiers, puisque la notation est reconnue par les banques, mais aussi les partenaires commerciaux, donneurs d’ordres, fournisseurs et sous-traitants, avec qui les relations se sont dégradées pendant la crise.

C’est aussi, pour les entreprises qui d’une part cherchent à sécuriser de la trésorerie à court terme, mais aussi qui cherchent à se financer à long terme, un accélérateur pour décrocher des financements. La notation est par exemple un prérequis aux Obligations Relance et Prêts Participatifs Relance qui permettent un financement de la croissance de long terme pour des entreprises avec des projets d’investissement.